Ici, ailleurs, au bout du monde...

13 octobre 2012

Le corps humain - un objet à exposer

      Bien sûr que c’est intéressant. Une bonne façon d’apprendre de notre propre corps en participant à quelque chose que l’on n’a encore jamais pu voir publiquement comme ça. Ce seraient probablement nos premières pensées après avoir entendu parler de The Human Body Exhibition. D’après son site officiel, sa mission, c’est de ravir, informer et instruire sur la beauté et le fonctionnement du corps humain. Mais ensuite, en regardant ces corps, cette beauté morte, ces cadavres... en y pensant profondément, on se pose des questions : A-t-on le droit d’utiliser des hommes comme objets exposés là où n’importe qui peut les voir ? Où est la frontière entre la science et la dignité humaine ? Qui étaient-ils pendant leurs vie ? Car enfin, ça aurait bien pu être nous...

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Tous les corps sont bien conservés grâce à la technique qu’on appelle la plastination qui a été développée et perfectionnée au cours des derniers 30 ans. Cette technique innovative conserve le tissu humain de façon permanent à l’aide de la gomme de silicone, arrête le processus de décomposition du corps naturel et permet d’étudier de tels objects exposés pendant une période de temps illimitée.  Comment ça se passe ? Tout d’abord, on met le corps dans des produits chimiques qui empêchent sa décomposition. Ensuite, on l’anatomise en détail en mettant en relief un organe ou un système. On le débarasse de toute l’eau qui sera remplacée par l’acetone... Puis, on met le corps dans une substance de silicone connue aussi comme polymère et une fois le corps fermé dans une resserre de vacuum, tout l’acetone s’évapore et le polymère vient à sa place. Le polymère de silicone s’endurcit, ce qui a pour résultat un objet exposé sec qui ne sent pas mauvais et ne contient pas de produits chimiques toxiques. Ceux qui en sont intéressés sauront certainement trouver une explication plus détaillée. 

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L’origine mystérieuse des corps

      D’après la déclaration oficielle, tous les corps ont été légalement donnés à des fins scientifiques. Toutes ces personnes sont mortes d’une mort naturelle... Cependant, on ne connaît ni l’âge ni leur identité. L’investigation à New York a montré que l’organisateur de l’exposition n’était pas capable de prouver authentiquement leur origine. Les organisation des droits de l’homme déclarent que les corps sont dans un si bon état qu’ils ont dû être conservés juste après leur mort. En plus, on n’y trouve pas de signes de la cause du décès.

      Cela nous ramène dans les temps où ces figures étaient des personnes vivantes. Quelle a été leur histoire ? On sait qu’ils venaient de Chine. Etaient-ils peut-être des prisonniers, morts après des heures de torture ? Ou bien tout simplement tués ? Peut-être voire des prisonniers d’opinion ? De toute façon, on ne peut pas exclure le soupçon que le groupe chinois qui a fournis les corps les avait achetés dans des prisons.

      En Chine il n’est pas difficile d’abuser de l’institut des corps non-requis. Très rarement il arrive que les gens s’informent de l’exécution du membre de leur famille, surtout s’il s’agit d’un prisonnier politique. Beaucoup d’exhibitions confirment que leurs corps exposés proviennent des instituts comme ça.

      C’est dans la province chinoise de Liaoning qu’on trouve la plupart des usines de corps utilisés pour les exhibitions. D’après Gutman, un journaliste américain, plus de 65 000 praticiens de la pratique de méditation Falun Gong ont été victimes de marché illégal d’organes dans les années 2001 – 2008. 

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L’exposition condamnée internationalement

      La France a été le premier pays à interdire l’exposition. Marie Holzman, présidente de Solidarité Chine, se réjouit de la nouvelle. "Pour moi, cette victoire, c'est une victoire de l'humanité contre une forme de barbarie", déclare-t-elle, "Transformer des corps en objets et les mettre dans des positions grotesques - certains jouent aux échecs, d'autres faisaient du vélo - c'est contre le droit et la morale".  L’exhibition des corps humain est en effet en violation avec le Code civil. Le tribunal a déclaré que le fait d’utiliser les corps humains à des fins commerciales est contre la dignité du décédé. 

http://youtu.be/twGaW_S-5Kg

      Pour la même raison l’exposition a été interdite cette année en septembre en Israël aussi. Les activistes israéliens ont mis en rélief qu’ils ne pouvaient pas prouver l’origine des corps.

      Une exposition semblable appelée ‘Bodies’ a eu des problèmes à New York en 2008 quand le procureur général s’est mis à examiner l’origine des corps provenant de Chine. Il a ordonné de mettre à l’entrée de cette exposition un avertissement «qu’ils n’étaient pas capable de prouver que les corps ou des parties des corps n’étaient pas ou n’appartenaient pas aux prisonniers chinois qui auraient pu être victimes de torture et d’exécution.»

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The Human Body Exposition actuellement en Slovaquie, l’Eglise catholique réagit

      Ces jours-ci l’exposition se déroule dans la capitale slovaque - Bratislava. Elle a été ouverte le 24 août et on peut y participer jusqu’au 25 novembre. Frais d’entrée pour un adulte : 14 euros. 14 euros que les personnes y exposés ne verront jamais. Va-t-on vraiment soutenir ceux qui cherchent à tirer profit en oubliant la dignité humaine ?

      L’église catholique a été la première à demander aux autorités de fermer l’exhibition. Stefan Secka, un évêque de Spis et le président du sous-comité pour la bioéthique a déclaré :

      «En attendant, je prie tous les chrétiens responsables et toute personne de bonne volonté de ne pas participer à l’exposition ainsi que, selon leur capacité, de ne pas la recommander aux enfants et aux mineurs.»

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Pour conclure, c’est à notre conscience de juger si l’on veut participer à de telles expositions. On pourrait dire que c’est à des fins scientifiques. C’est alors pour cela que l’exposition attire pour la plupart des gens cherchant de la sensation ? Non, ça ne peut pas nous servir d’excuse, on a bien d’autres méthodes parfois même plus éficaces pour cela pour les gens qui y s’y intéressent vraiment ! Pour ma part, l’objet exposé le plus triste c’est la femme attendant un bébé. Exposer un fœtus est dégoûtant. Comment bien pire est-il alors le faire voir dans le ventre de sa mère ? 

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      Malgré l’indignation du public, déjà plus de 3 millions de personnes sont allés voir cette exposition... Y a-t-il encore quelque chose que nous, les êtres humains, respectons si ce n’est pas la vie et le corps des gens juste comme nous ? 

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23 septembre 2012

Pas sans mes enfants ou l'injustice en Grande-Bretagne

      Après avoir vu le film La vie est belle, Ivana Boorova n’aurait jamais pensé qu’elle devrait un jour s’inspirer de cette histoire de l’amour parentale. Dans ce film le père jouait un jeu avec son fils pour collectionner des points. Le garçon gagnait des points s’il avait réussi à se cacher bien ou voler un morceau de pain. C’est le fait que le père et son fils jouaient ce jeu dans un camp de concentration qui a rendu ce film si particulier.

"Ce qui m’aide beaucoup –et à mes enfants aussi- c’est que nous construisons une histoire. Pendant tout ce temps, ces 2 ans de cauchemar, nous collectionnons des points, littéralement d’après le film La vie est belle. Les enfants savent que c’est un très mauvais jeu duquel nous collectionnons des points." C’est comme ça que Ivana a expliqué à ses 2 fils qu’ils ne peuvent pas être avec leur maman, qu’ils sont dans un pays étranger chez des inconnus et qu’ils ne peuvent rencontrer leur mère que rarement.

Ivana ne veut pas qu’ils s’inquiètent de ce qui va se passer avec eux. Elle veut qu’ils soient heureux. Il est vrai qu’ils ne sont pas dans un camp de concentration, mais on ne veut pas les laisser aller à la maison et le jour où on les séparera peut-être à tout jamais s’approche. Depuis 2 années elle réussit à convaincre les garçons que s’ils collectionnent assez de points, ils iront à la maison.

 "Parfois c’est très difficile pour eux. Ils veulent aller à la maison et me disent : 'Mais maman, pourtant, on a déjà assez de points, allons à la maison !' Et moi, je leur dis : « Vous savez, on a assez de points, mais ces gens, ils sont tellement maladroits, ils les ont renversés, ils doivent les recueillir et vous devez attendre jusque là."

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Martinko (4 ans) et Samko (presque 3 ans)

Samko et Martinko sont heureusement très raisonnables et surtout ils croivent leur mère. Ils savent que leur mère fera tout pour les en faire sortir. C’est parce que leur mère est « secouriste ».  Et ils en ont même une preuve qu’ils n’oublieront jamais dans leur petites têtes d’enfant.

 "Un jour, le garçon plus jeune s’est fermé à clé dans un WC et moi, étant une femme typique slovaque, sans hésiter j’ai sauté au dessus du mur entier et j’y suis entrée. Et Samko et Martinko savent que leur maman est secouriste, que leut maman va leur venir au secours."

Et leur maman fait tout pour qu’il y ait assez de points qu’ils collectionnent, pour que ces gens méchants les comptent bien et admettent que Martinko et Samko ont gagné. 

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"Pas sans mes enfants. Je ne quitterai pas ce pays sans mes enfants, " a déclaré Ivana en pleurant. 

 

Dans sa jeunesse, Ivana était une nonne. En Slovaquie elle s’occupait des enfants gravement handicapés. En Grande-Bretagne elle travaillait d’abord avec des enfants aussi. Maintanant elle travaille depuis déjà plus de sept ans comme gardienne de personnes âgées. Elle n’a jamais abusé du système social. Elle n’a volé personne. Elle n’a pas vendu de drogues. Elle voulait tout simplement vivre là-bas avec son mari Vladislav. En Grande-Bratagne ils avaient deux fils. Leur cauchemar a commencé par un contrôle banal à l’hôpital. Martin avait alors 2 ans et des problèmes de santé, concrètement l’inflammation des organes génitaux. Ivana est allée chez le médecin avec lui et c’est là-bas que tout a commencé. Puisque l’inflammation se trouvait sur cette partie du corps, le médecin a accusé son mari du abus sexuel. Ivana n’a même pas eu le temps de se remettre de la suspicion absurde sur son mari et elle est restée sans enfants. Des travailleurs sociaux lui ont demandé si elle connaissait quelqu’un de fiable chez qui les enfants pourraient rester. Elle a alors appelé leur pasteur.

 "Au téléphone elle était en effet très fâchée, tout d’abord je ne comprenais pas ce qu’elle disait. Ensuite, quelqu’un du service social est venu et m’a expliqué ce qui se passait. Et bien sûr, nous avons aidé, moi et ma femme," dit le pasteur.

 Martinko et Samko sont alors restés dans la maison du pasteur. Leur mère pouvait leur rendre visite chaque jour à partir de 13h 30 jusqu’à ce qu’elle les mette au lit. On a interdit au père le contact avec les enfants. Le pasteur se souvient que le lendemain il a pris les enfants chez un autre médecin dans un autre hôpital comme l’inflammation n’était pas disparue.

 "Nous l’y avons pris, mais le médecin qui l’examinait ne voyait pas de marques d’abus. Il n’a mentionné rien que l’inflammation."

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Ivana avec ses deux fils

La famille espérait que ça se résoudrait bientôt. Ivana connaissait bien son mari et savait qu’il n’aurait jamais fait du mal à son fils. Ils étaient sûrs que la justice était de leur côté. Pourtant, on ne pouvait pas les juger pour quelque chose qu’ils n’avaient jamais fait.

 "Je n’ai pas abusé de mon enfant, non, je ne l’ai jamais fait. C’est très désagréable. C’était vraiment incroyable et dur."

 Le père Vladislav veut même se soumettre au détecteur de mensonges, il veut faire tout pour que ça s’explique dans quelques jours et qu’ils puissent être de nouveau ensemble. Ils croyaient que bien que le système brittanique est sévère en ce qui concerne la suspicion possible d’abus, mais, en même temps, aussi juste.

 La pire expérience de la vie du pasteur

 "S’ils avaient l’air d’une famille heureuse ? Oui, très heureuse. A chaque fois que j’étais chez eux, ils s’occupaient de leurs enfants, ils inventaient des activités, c’était une famille magnifique. Je n’a vu aucune marque d’abus."

Mais les garçons n’ont passé qu’un mois chez le pasteur. Un jour les travailleurs sociaux sont venus les prendre avec l’aide de la police. Le pasteur s’en souvient comme de sa pire expérience.

 "C’était très dramatique, ils les ont pris après un mois. Le juge avait décidé de les placer dans un foyer nourricier. Ils sont venus avec un travailleur social qui y était nouveau, je ne l’avait jamais rencontré auparavant. Ils sont simplement venus et ont pris les enfants."

 Ils l’ont fait juste après 13h 30, alors à l’heure où leur mère est allée les voir avec leur grand-mère. Toutes les deux sont convaincues que l’on l’a planifié comme ça exprès.

"C’était exactement au moment où leur mère est venue pour leur rendre visite. Ils l’a mise de l’autre côté de la rue, elle pleurait et la grand-mère pleurait, les enfants se sont rendu compte que quelque chose de mauvais se passait et ils se sont mis à pleurer aussi. Ils ne voulaient pas aller vers les travailleurs sociaux, alors moi et ma fille avons emporté les enfants dans la voiture. Ils pleuraient beaucoup, c’était très dramatique, la façon de laquelle ils les ont emmenés d’ici. Pour ma famille c’est un trauma pour une longue période de temps. C’était terrible."

 La famille Boor devant le tribunal

 C’est à ce moment-là que la famille a commencé à pressentir que ce ne sera pas si facile. Ce soupçon leur a été confirmé pendant un tribunal qui devait décidé s’il s’agissait de l’abus et de ce qui se passerait avec les garçons. C’est parce qu’une médicin qui n’avait jamais vu Martinko y est venue comme spécialiste.

 "Elle jugeait le cas d’après un manuel. Elle n’avait jamais vu ni l’enfant ni ses photos. Elle a vu des photos qui n’avait ni le juge ni nous-mêmes. Elle avait des photos complètement différentes. Elle l’y a avoué, en une heure elle a annulé son jugement et l’abus sexuel a été annulé en janvier aussi, » a dit la grand-mère

 Le pasteur lui aussi a confirmé que quelque chose n’était pas bien avec ces photo-là.  

"J’ai vu l’enfant 24 heures après la création officielle de ces photos et je ne peux pas croire que c’était le même enfant, car on ne peut pas y voir le visage de cet enfant. Il n’y a que l’endroit de l’abus."

 Cependant, l’annulation d’un juge ne peut rien faire contre le service social machiavélique.

 "Lors du premier tribunal la juge a ordonné que les enfants soient placés près de la maison pour qu’on puisse leur rendre visite, » raconte le père. « Près de la maison signifiait plus de 190 km."

 En revenant à l’accusation de Vladimir

 La médecin a annulé son jugement, mais le service social n’allait pas rénoncer si simplement.

"La police a fini l’investigation le 10 août, ils n’ont arrêté personne, ils n’ont donné la chasse à personne, il n’y a eu aucune accusation, ni des blessures intentionnelles ni de l’abus sexuel. Mais une fois le service social prend les enfants, il ne les laissera pas aller," déclare la grand-mère Eleonora

 "Ils ont inventé une condamnation, dans la condamnation ils ont inventé que le père était l’abuseur. Je me demande :  Que fait-il dans la rue ? Si quelqu’un est accusé d’abus, que fait-il dans la rue ? Si c’est un cas légal, il doit aller en prison pour ‘criminal offense’," se fâche la mère Ivana.

 "La police brittanique a arrêté de s’en occuper. Ils ont tout simplement montré du doit : coupable. Et toute discussion était finie. Sans preuve, sans quoi que ce soit," raconte le père malheureux.

 Mais l’investigation ou même le tribunal qui sont les seuls à dire s’il est coupable ne se sont jamais passés. La relation entre Vladimir et Ivana a commencé à se déteriorer. Ils sont restés tout seuls dans une maison silencieuse et vide, chacun avec sa peur et douleur. Et le système social brittanique poursuivait sa voie habituelle.

 Vladimir décrit ce qui se passait après : "Tout allait bien jusqu’à ce que le service social n’a commencé à l’énerver contre moi en lui disant que si elle se séparait de moi, ils lui rentraient les enfants. Je n’y croyais pas, mais ma femme y croyait, alors je l’ai fait pour elle et j’ai déménagé. Ils lui promettaient de lui rendre les enfants si elle disait ceci et si elle disait cela et puis elle-même a commencé à m’accuser d’avoir fait du mal aux garçons. Une autre fois, quand ils l’y ont poussée, elle a commencé à m’en accuser officiellement. Mais beaucoup de fois, quand elle était loin de la pression du service social, elle a dit que c’était une infection. Bien sûr, ça nous a éloigné, ça a détruit notre marriage."

 Vladimir n’est toutefois pas fâché contre Ivana. Il comprend très bien pourquoi elle a parfois accepté le jeu du service social. Il dit qu’il ne peut pas être fâché contre sa femme, car chaque femme ferait tout pour sauver ses enfants. Ivana et Vladimir ne vivent plus ensemble depuis déjà presque deux ans. Malgré les promesses de lui rendre les enfants si elle le divorce, il y a un problème. On ne veut pas la divorcer. En Angleterre ils ont déjà demandé le divorce trois fois, on l’a rejeté à chaque fois.

 "Ils ne veulent pas me divorcer et on dit que nous sommes ensemble. S’ils me divorçaient, ils devraient laisser aller mes enfants. Et ils déclarent que moi, je vis avec l’abuseur, alors avec quelqu’un qui ménace mes enfants,"a dit Ivana. 

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"Mes enfants ne sont pas les seuls à soufrir. Quand mes enfants voulaient jouait avec un autre garçons, les travailleuses sociales lui ont dit : ‘Assieds-toi. Tu ne peux pas.’ En ce moments, j’ai dit à mes enfants : ‘Mes garçons, vous êtes si magnifiques ! Martniko, Samko, collectionnerons-nous des points pour d’autres enfants aussi ? Sauverons-nous d’autres enfants aussi ?’ Et ils ont dit : ‘Oui, maman, pour lui aussi.’ Alors, nous lui avons demandé son nom et à partir de ce moment-là ils ont commencé à collectionner des points pour d’autres enfants aussi. A chaque fois qu’ils voulaient aller à la maison, je leur au dit : ‘Mais vous savez, d’autres enfants en ont besoin aussi. Savez-vous combien d’enfant comme ça il y a qui ne peuvent pas être avec leurs mamans ?’"

 Il est intéressant que Ivana, même après ce qui s’est passé avec ses enfants, peut travailler comme travailleuse sociale. Elle peut continuer à s’occuper des enfants et adultes handicapés et elle a même obtenu un certificat qui l’autorise à ouvrir une école maternelle pour 8 enfants chez elle, alors qu’elle ne peut pas avoir ses propres enfants à la maison.

 "Pendant ses 2 ans de cauchemar j’ai obtenu de nombreux certificats et des licence pour travailler avec des enfants. Moi même, je travaille pour Protection of Child, c’est-à-dire la protection de l’enfant et ce bâtiment qui m’a donné tous ces certificats m’a aussi pris mes enfants," a dit Ivana.

 

Si les fonctionnaires slovaques avaient faire assez d’efforts, les enfants pourraient être à la maison déjà depuis deux ans. Et quand le côté brittanique a trouvé qu’en Slovaquie on ne s’en occupait pas, il a commencé à se comportait différemment. Il ne s’agissait plus du retrait provisoire des enfants. Quand ils voyaient que son propre pays ne la protégeait pas, ils ont compris qu’ils pouvaient aller plus loin. Prendre les enfants à demeure et les faire adopter. Malgré que Ivana n’ait jamais renoncé à eux, l’adoption en Grande-Bretagne est une chose banale. L’ambassade ne découvre des cas comme ça que quand des parents désespérés l’abordent.

 Comme Zuzana Chuda, la consule de la République slovaque dit : "Il n’existe aucun devoir que le service social brittanique informe l’ambassade, il n’existe pas un tel devoir. C’est pour cela que nous n’en apprenons que trop tard."

Mme Eleonora (grand-mère) affirme que les autorités slovaques n’ont pas fait tout ce qu’elles pouvait.

"J’ai environ 150 mél. Personne ne l’a respecté, je peux le prouver. Je leur ai demandé ce qu’il auraient pu faire, car j’avais consulté les anglais. J’avais tout réglé en Slovaquie. Ils n’étaient pas assez complaisants. 

En mai 2012 encore, tout le procès adoptif pouvait changer. La Slovaquie avait la dernière chance de défendre ses citoyens. Elle aurait pu demander que les garçons soient placés en Slovaquie et non pas en Angleterre. 

Et le juge a décidé que les garçons seraient adoptés.

 "En ce moment le service social est en train de cherche une famille adoptive. S’il trouve une famille adoptive, il les placera chez cette famille. Et petit à petit, il nous réduira les contacts et augmentera les contacts avec la famille adoptive. Après quelque temps, les enfants s’y installeront ou bien on leur trouvera une autre famille. Il arrive que les enfants changent de famille même dix fois au cours d’une année," raconte la grand-mère

 Le 12 semptembre Ivana a eu le dernier rendez-vous avec ses fils. Ca veut dire qu’elle a vu ses enfants pour la dernière fois il y a quelques jours. Personne ne sait combien de temps ça va durer. Quelques mois ? Quelques années ? Ou bien pour toujours ? Si la République slovaque ne fait pas ce qu’elle a dû faire il y a longtemps.

 "Ils ne voulaient pas partir, ils ne voulaient pas me laisser aller. Mais comme j’ai dit, on joue un jeu. Même si je sais que ces enfants sont déjà adoptés, je sais qu’il y a une issue de secours. Je ne reconcerai jamais à eux. J’ai dis aux enfants que maintenant ils ont le maximum de points, mais que maintenant ils ne savent pas quel cadeau il faut décerner à qui. Et c’est pour cela qu’ils doivent attendre encore quelques jours. Grâce à ça les enfants ont été capables de partir et en même temps ils croivent que leur mère va les sauver."

Sabina McNeill exprime son point de vue 

Sabina McNeill s’occupe des cas comme ça depuis avril 2011. Elle les publique sur son blog Victims Unite! Elle parle sans ambiguïté des expériences avec des cas comme celui de Ivana : « Il semble que c’est une déstruction systématique des familles. » A son avis, surtout les étrangers sont particulièrement menacés par ce système. « J’ai trouvé qu’ils se focalisent surtout sur les étrangers, ce qui est vraiment terrible, car ils n’ont aucune idée de quoi il s’agit. C’est très mal pour les enfants, parce qu’ils grandissent sans utiliser leur langue maternelle. »

 La question qui vous vient en tête c’est : Pourquoi le feraient-ils ? Pourquoi voudraient-ils prendre l’enfant de quelqu’un sans aucune raison ? 

 "Ils étaient condamné pour l’abus des enfants. Voici de quoi il s’agit. Ils font des criminels des victimes et les vrais criminels vont en toute liberté dans le monde et croivent faire ce qui est utile pour les enfants. Les africains en parlent comme d’un type de génocide." 

 Mais qui le fait en fait ? Est-ce un groupe organisé ? Ou bien la mafia ? Non, d’après Sabina, c’est l’Etat.  "Je ne l’appelerait pas la mafia, mais un vol des enfants organisé par l’Etat. Je l’appelle l’enlèvement de l’enfant. » Sabina y voit une certaine forme d’entreprise, tout simplement des dizaines de personnes gagnent de ces enfants. Les gardiens reçoivent 400 £ par semaine pour un enfant et même 1000 £ par semaine s’il s’agit d’un enfant handicapé. "C’est tout à fait inhumain. Je me souviens qu’une femme m’a parlé de son expérience avec la chef d’un centre qui lui avait dit : ‘Nous sommes là pour rendre votre vie plus difficile. C’est pour cela qu’on lui paye. Elle cherche à faire bien son travail. Elle affirme aussi que pas tous les travailleurs sociaux sont capable de faire un tel travail. "Les statistiques parlent clairement : On trouve l’abus sexuel beaucoup plus souvent dans une famille nourricière que dans sa propre famille. Beaucoup de gens des familles nourricières sont des criminels et des prostituées."

Le conseil de Ian Josephs

"Je m’appelle Ian Josephs, j’habite à Monaco, je suis anglais et j’aide les parents auxquels le service social a pris les enfants pour supporter l’industrie adoptive, ce qui ne se passe nulle part ailleurs. Parce que chez vous aussi, en Slovaquie et en Tchéquie, il est illégal de donner à l’adoption des enfants sans permission des parents. Je l’appelle une adoption forcée."

C’est un avocat qui ressent une grande injustice dans les cas comme celui de Ivana Boorova. "Les gens en gagnent beaucoup d’argent. Pas d’idéalisme, juste de l’argent, de l’argent et de l’argent..."

M. Josephs le fait tout gratuitement. Chaque jour il rencontre des cas qui lui sont évident dès le commencement. Il sait qu’il ne peut souvent pas aider, mais il y a quand même des dizaines de famille qui vivent ensemble seulement grâce à lui. "En Angleterre on peut voir des parents qui vont en pleurs d’un tribunal à l’autre et enfin il ne voient plus leurs enfants pendant le reste de leur vie et ils ne savent même pas si les enfants sont vivant ou non. Et ceci se passe vraiment."

M. Josephs est persuadé que c’est un marché aux enfants légal. D’après lui, chaque cas veut dire un salaire pour le juge, l’avocat, le gardien, le travailleur social... en bref, il y a tant de gens qui en gagnent de l’argent qu’il s’agit d’un marché des enfants. M. Josephs continue. Il connaît beaucoup de cas des femmes qui ne disent jamais que leur mari les a attaquées. C’est parce que les autorités pourraient leur prendre les enfants. S’ils commencent à s’intéresser à une famille où il y a de la violence, il est presque sûr que la mère ne reverra plus ses enfants. "Quand ils assistent à un tribunal, ils doivent simplement le gagner. S’ils perdent, c’est terrible pour eux. Ils doivent gagner. Au tribunaux qu’ils gagnent vous les voyez faire un ‘high-five’. Une femme qui vient de perdre son enfant est en train de pleurer juste à côté."

M. Josephs connaît très bien le cas de Martinko et Samko. A son avis, quelqu’un s'est simplement commandé ces deux garçons blonds aux yeux bleus. "Il n’y a pas de témoins ou de preuves qu’elle est responsable pour une blessure quelconque." A part l’aide désintéressée, Ian a quelques conseils pour les familles slovaques. Il leur conseille littéralement de protéger leurs enfants contre le service social. "Je vous conseille de ne pas les laisser aller dans votre maison. Dites-leur : ‘Je vous remercie pour votre intérêt, mais je suis très désolé, on m’a conseillé de ne pas vous parler et de ne pas vous laisser aller dans ma maison.’ Ne leur parlez pas. N’ayez rien en commun avec eux. Ils vous disent : ‘Coopérez avec nous, sinon nous vous prendront vos enfants.’ Ne coopérez pas. Ne leur parlez pas, car une fois intéressés par vos enfants, ils deviennent vos ennemis. VOS ENNEMIS. Alors ne faites pas ce que votre ennemi veut que vous fassiez."

Manifestations dans la capitale slovaque

Le cas de Ivana Boorova n'a pas laissé les slovaques indifférents. Mardi le 18 semptembre plus de 400 personnes avec leurs enfants se sont rassemblés devant l'Ambssade de Grande-Bretagne en Slovaquie pour lutter pour les droits de la famille Boor ainsi que pour toutes les familles qui partagent son sort. 

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Les slovaques manifestaient à partir de 15h 56 jusqu'à 19h 58 avec des transparents condamnant le système social en Angleterre et de petits avions en papier. 

Le résultat: le tribunal va réévaluer le procès. Pour l'instant il ne nous reste qu'à espérer que la justice va gagner et les enfants seront bientôt avec leur mère. 

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